Le masque du visible

Le Pas (Mayenne, Pays de la Loire, France).
La nature qui sur l’invisible met le masque du visible, n’est qu’une apparence corrigée par une transparence. Victor Hugo, Fragments (1860-1865)
Pour Victor Hugo, la nature cache l’invisible (le spirituel, l’absolu, le mystère, Dieu, les vérités profondes) sous des formes visibles : paysages, objets, êtres vivants. Ce que nous voyons n’est donc pas la réalité ultime, mais un voile, un « masque ».
La nature est une apparence, mais une apparence qui laisse passer quelque chose. Elle n’est pas une illusion totale : elle est transparente, c’est-à-dire qu’elle permet, à celui qui sait regarder, de deviner l’invisible à travers le visible.
La nature est un intermédiaire entre le monde matériel et le monde spirituel.
Elle n’est ni pure illusion, ni vérité brute : elle est un langage, un symbole.
Regarder la nature, c’est apprendre à voir au-delà d’elle, de percer cette transparence, de révéler ce que le monde visible laisse entrevoir de l’invisible.
La nature montre des formes visibles qui cachent, tout en laissant transparaître, une réalité invisible plus profonde.
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